Histoire Erotique

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Elodie - 1

Certaines rencontres marquent plus que d’autres. Voici l’histoire d’une qui a chamboulé ma vie ! Pas beaucoup de sexe dans cet épisode, j’espère que la suite sera plus torride ;)

Proposée le 11/09/2026 par JCdeg

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Thème: Couple, passion
Personnages: FH
Lieu: Bureau, travail
Type: Histoire vraie


Je m’appelle Jean-Christophe et quand débute cette histoire j’ai 27 ans, je suis célibataire et je travaille depuis quelques années déjà pour une grande entreprise du Sud de la France.

Je suis installé dans l’aile d’un bâtiment qui comprend 2 grands bureaux de 5 ou 6 collègues, des internes dans le premier, des sous-traitants dans le second. On a tous entre 25 et 30 ans et on s’entend très bien … à une exception près : Claude. 50ans, pétri de certitudes, un ego surdimensionné, bref, pas mon meilleur ami.

Sinon il nous arrive régulièrement de nous retrouver pour boire un verre après le taf et je sais que certains se voient parfois le WE. J’ai d’ailleurs un gros doute sur la nature exacte de la relation entre Magalie, 25ans, guadeloupéenne menue avec un cul à se damner et Richard, une armoire à glace à la carrure aussi impressionnante que sa gentillesse. Aucun comportement déplacé à proprement parler, mais j’ai surpris des regards qui pour moi ne laisse pas beaucoup de place au doute.

Ce jour là, Clotilde, affectée à la gestion du planning en sous-traitance, nous a invité à son petit déjeuner de départ. Viennoiseries, blagues, cadeaux, on passe un bon moment.

- Qui est-ce qui te remplace ?
- Elle s’appelle Elodie et arrive lundi. Je la forme pendant une semaine et ensuite je pars pour la Normandie. D’ailleurs, est-ce que quelqu’un peut aller la chercher à l’entrée à 9h ?

Rapidement je comprends que je serais le seul disponible et confirme me « porter volontaire » non sans remercier Clotilde du cadeau. J’en profite pour attarder mon regard sur elle en pensant, à regret, que je n’aurais plus d’occasions de plonger mes yeux dans ses décolletés.

Assez petite, 1m60 je dirai, Clotilde a le physique de son caractère : tout en rondeur. Un visage rond avec des lèvres charnues qui affichent la plupart du temps un charmant sourire. Une silhouette tout en formes : une poitrine très généreuse qu’elle met toujours en valeur, un ventre pas vraiment plat, mais qui donne envie de serrer contre soi, et une paire de fesses rebondies souvent moulées par des tenues près du corps. Oui, décidément, elle va me manquer.

Arrive le lundi et je constate, non sans agacement, que Claude est au café. Il s’est, comme d’habitude, inventé une excuse pour ne pas aider. Je réponds à quelques mails puis me mets en marche vers l’accueil afin de récupérer la fameuse Elodie. Là-bas, c’est la panique.

Le système informatique a manifestement planté et les hôtes et hôtesses font de leur mieux pour aiguiller tout le monde malgré la panne. J’essaie de deviner laquelle est Elodie parmi la douzaine de femmes présentes dans la pièce, puis parvient à interpeller une hôtesse pour avoir son aide.

Elle s’éloigne un instant et revient, suivie, d’une jeune femme qu’elle dissimule en partie mais que je n’avais pas repérée jusque-là. Lorsque l’hôtesse s’écarte, je peux enfin découvrir la nouvelle venue. Il me faut une demi-seconde pour me remettre du choc.

La demoiselle est magnifique. De grands yeux aux 50 nuances de verts, des cheveux blond vénitien lumineux et un visage parfaitement dessiné aux traits fins, parsemés de tâches de rousseur. Elle me paraît vraiment jeune, 20ans tout juste, et je fais un gros effort pour ne pas examiner plus en détail le reste de son corps.
On se présente et alors qu’elle plonge son regard dans le mien, son sourire rayonnant me donne l’impression d’être la personne la plus importante sur cette terre. Pour peu je tomberais amoureux immédiatement.

Sur le chemin, je bénis le ciel que le site soit si vaste, nous en profitons pour faire un peu connaissance, j’apprends qu’elle a en réalité 22ans, qu’elle est née, a grandi et étudié à Marseille et qu’elle y habite toujours, dans le 6ème arrondissement. Je découvre aussi que son petit frère passe le bac cette année et qu’elle fait du Ju-Jitsu.

Je l’observe le plus discrètement possible et plus j’avance dans ma contemplation, plus la conclusion s’impose à moi : elle a, à mes yeux, un physique parfait. Un peu moins d’1m70, son chemisier laisse deviner une poitrine parfaitement proportionnée tandis que son jean révèle une taille fine et d’adorables fesses, rondes et fermes.

Mais le plus marquant reste ses yeux qui pétillent et semble plonger dans les vôtres pour observer les tréfonds de votre âme. Je me concentre de toutes mes forces sur notre conversation, par crainte qu’elle ne lise réellement dans mes pensées.

Sans me préoccuper de mon emploi du temps, je lui propose de l’accompagner pour la présenter aux équipes, préoccupé par une seule chose : rester près d’elle le plus longtemps possible.
Il me faut une pause toilettes pour reprendre un peu mes esprits. Quand elle ressort, sa beauté me frappe à nouveau comme si je la découvrais pour la première fois.

Elle a négligemment attaché ses cheveux avec une pince et révèle son cou gracile qui donne instantanément envie d’y plonger son visage et de l’embrasser.

Je me remets en marche pour masquer mon trouble et l’introduit dans nos bureaux en démarrant les présentations. J’en profite pour observer les réactions et note qu’elle ne laisse personne, ni homme, ni femme, indifférent. Richard ne peut s’empêcher de rougir, Julien bafouille et même Margaux bloque quelques secondes. Chacun finit par retourner travailler tandis que je m’engage dans la longue enfilade de bureaux pour présenter Elodie.

Une bonne heure plus tard, on se sépare en revenant à nos places et je reprends le cours normal de ma journée, sans manquer de lever les yeux de temps en temps vers la nouvelle assise en face de moi de l’autre côté de la baie vitrée. En fin de journée, je la raccompagne à la sortie. On papote, on rigole et le courant passe plutôt bien. Même si la question m’obsède, je n’ose lui demander si elle est en couple et une fois à l’accueil, je dois me résoudre à la quitter.

Les semaines passent et l’émoi des premiers jours a laissé place à un intérêt grandissant pour cette jeune femme pleine de vie, d’humour et de bonne humeur. Je n’ai pas énormément d’activités communes avec elle au boulot, mais il nous arrive de nous retrouver dans le train depuis ou vers Marseille, où on en profite pour discuter, rigoler et finalement mieux se connaître.

Je ne sais pas si l’attirance physique est réciproque, en revanche on s’entend vraiment bien et au bout de quelques mois, on partage une réelle complicité, un début d’amitié. J’ai d’ailleurs eu le verdict que je redoutais tant : elle a un petit ami. Ce dernier vit à Paris et la relation à distance est, comme souvent, compliquée pour les deux.

J’ai conscience de m’enfermer à double tour dans la « friend zone », mais je lui offre toujours mon oreille attentive quand elle en a besoin. Je souffre intérieurement car mes sentiments à son égard ne font plus aucun doute, mais elle n’attend que mon amitié, alors je m’en contente.

Ce soir là, Richard, Magalie, Elodie, Margaux et moi nous retrouvons dans un pub pour boire un verre. J’ai proposé à Elodie de covoiturer et sur le chemin, je lui confie avoir confirmation de notre intuition : Magalie et Richard sont officiellement en couple. Ils m’ont lâché le morceau alors que je les surprenais, bien involontairement, s’embrasser sur le parking de l’entreprise un soir où je terminais un peu tard.

- Oh je suis contente pour eux ! Ils vont bien ensemble tu ne trouves pas ?
- Si, même si j’ai toujours peur qu’il la casse en deux sans faire exprès …
- T’es con me répond-elle en souriant. En tout cas, ils ont de la chance, c’est pratique de sortir avec un collègue de boulot, ajoute-t-elle avec mélancolie.

Je ne peux m’empêcher de l’observer du coin de l’œil. Elle regarde par la vitre passager mais je ressens sa tristesse. Je me retiens de poser une main sur son épaule pour la réconforter par peur que le geste soit déplacé. Pourtant j’en meurs d’envie et j’ai bien du mal à détacher mon regard d’elle.

Elle porte un pull fin qui moule parfaitement sa poitrine, une jupe plissée qui est remontée largement au-dessus des genoux, des collants et des bottes à talons. Je m’arrache à sa contemplation et tourne un peu brusquement le volant pour me remettre sur la droite.

L’embardée lui arrache un petit cri et elle se tourne vers moi. Nos regards se croisent furtivement et je crois lire dans ses yeux qu’elle n’est pas dupe de mes sentiments pour elle.

Nous rejoignons enfin le reste de la troupe et on enchaine les tournées. Pas d’alcool pour moi qui tiens à rester sobre au volant, mais l’atmosphère se réchauffe et on passe un très bon moment. Je cherche le meilleur moment pour leur partager la nouvelle qui me pèse sur le cœur et profite du retour d’Elodie avec la troisième tournée pour parler.

- Y a un truc que je voulais vous dire, commence-je alors que la belle se rassoit à ma droite.

Quelques blagues fusent pour me taquiner, mais devant mon air sérieux, ils me laissent continuer.

- Je vais changer de poste.
- Tu vas faire quoi ? interroge Magalie après un brouhaha de réactions
- Je pars au Brésil pour 3 ans

Au milieu des félicitations et des réjouissances, je crois capter un voile de déception dans les yeux d’Elodie avant de me maudire pour ma naïveté d’adolescente prépubère. Comme tous les autres, elle se réjouit pour moi et trinque avec un grand sourire de cette super expérience à venir.

Une heure plus tard, il est temps de repartir et nous revoilà dans ma petite citadine. On parle un peu moins, la fatigue sans doute. Elle n’a pas remis le pull qu’elle a enlevé dans le bar et son ample chemise me laisse entrapercevoir la dentelle blanche de son soutien-gorge et le galbe de son sein droit à travers l’espace entre deux boutons.

Le coude contre la portière, elle a posé sa tête sur sa main et regarde dans le vague. Son visage est dans la pénombre, aussi ai-je du mal à voir son expression quand elle déclare :

- Je suis contente pour toi, mais tu vas nous manquer quand même.

Foutu « nous » !

- Vous allez me manquer aussi ! réponds-je sans oser moi non plus le « tu ».
- Pfff, 2 secondes et demi ! Après tu seras bien trop occupé à profiter des Brésiliennes en string !

Je souris à demi, mal à l’aise à l’idée d’aller sur ce terrain. Comme souvent, je m’en sors d’une pirouette.

- Tu parles, j’aurais trop peur de tomber sur un Brésilien en string !

Elle éclate de rire et je pose mes yeux sur elle au moment ou son visage est éclairée par des phares. Décidément, je fais bien de partir… je l’ai complètement dans la peau et elle non : pas très sain comme situation

Les semaines qui suivent passent à toute allure ! Les préparatifs, la formation de mon remplaçant, le déménagement qui approche … je ne touche plus terre.
Si bien que le jour de mon départ arrive plus vite que je ne le pensais. Petit déjeuner, discours, cadeaux, le protocole est respecté et j’avoue être ému. Je rends mon PC, ma carte de cantine et m’apprête à rendre mon badge quand une voix m’interpelle derrière moi

- JC !

Je me retourne pour voir Elodie courir dans ma direction.

- Tu prends le train après ?
- Oui, toi aussi ?

Elle acquiesce et m’accompagne à l’accueil, dans un remake inversé de son arrivée. La conversation sur le trajet a quelque chose d’un peu artificielle, alourdie par la solennité du moment. On arrive à Saint-Charles et vient le moment de nous séparer.

- Tu vas vraiment nous manquer tu sais. Me manquer, ajoute-t-elle d’une toute petite voix avant de se hisser sur la pointe des pieds pour déposer une bise au coin de mes lèvres, une maladresse, et de s’en aller précipitamment.

Je reste planté là comme un con pendant une minute avant de me secouer et me remettre en marche, l’esprit embrumé de dizaines d’interrogations. En arrivant chez mon pote Alex, je suis remonté comme un coucou, prêt à annuler mon départ prévu pour le lendemain.

Sauf que je ne vis pas dans une comédie romantique et qu’il a vite fait de me ramener les pieds sur terre. N’empêche, quand l’avion s’élance au bout de la piste le lendemain, la scène de la gare tourne en boucle dans ma tête et je ne peux m’empêcher de me dire que je fais une connerie.

Les mois passent. La vie à Sao Paulo est fabuleuse et ma mission pro absolument géniale ! Bref, je kiffe la life ! Après deux aventures d’un soir, je démarre une relation avec Marcella, ma prof de brésilien (du portugais ...mais pas tout à fait), qui après les cours payés par la boîte, à accepter de m’aider à perfectionner mon usage de la langue. Et je m’y astreins avec beaucoup de plaisir.

Elle a deux ans de plus que moi, la peau mate, les cheveux d’un noir de jais et j’avoue sans honte qu’en matière de sexe, elle m’a tout appris. A donner du plaisir, du bout de mes doigts, de ma langue comme de mon sexe, en gratifiant son corps des caresses qu’il mérite. Je suis passé, en six mois, de jeune homme inexpérimenté et maladroit à amant appliqué.

- Tu avais quelques mots de vocabulaire et maintenant tu es bilingue, m’a dit ma belle l’autre jour après une partie de jambe en l’air terminée dans un bel orgasme mutuel.

De temps en temps, Elodie investit mes rêves, voire mes pensées, mais je tente d’y faire abstraction. Pas difficile quand on s’endort à côté d’une voluptueuse créature qui vous comble de plaisirs en tout genre, sauf que, les mois défilant, le retour en France se rapproche et si je ne me l’avoue pas encore complètement, je sais au fond de moi que ça signifiera la fin de cette belle parenthèse.

Une fois n’est pas coutume, les températures chutent au cœur de cet hiver brésilien. Comme souvent, je déambule pendant que je parle au téléphone et aujourd’hui, c’est aussi pour me réchauffer. Je raccroche enfin et souris : ça y est, j’ai trouvé mon prochain poste et je suis ravi car c’est exactement l’étape dont j’avais envie.
Dans un mois, je serai donc de retour dans le sud de la France. Il faut que je parle à Marcella !

La rupture est plus simple que je ne le redoutais. Elle savait que je repartais, elle était prête. Pourtant, l’un et l’autre avons un vrai pincement au cœur au moment de nous dire au revoir et notre dernier baiser est un sacré mélange d’émotions.
On décide qu’elle ne m’accompagnera pas à l’aéroport et je m’en félicite parce que je ne peux retenir le flot d’émotions. Je quitte des amis, une femme somptueuse qui m’a tout appris des plaisirs charnels, en plus du brésilien, et les larmes affluent au moment d’embarquer.

Quand le lundi de la reprise arrive, je suis un peu tendu. Je vais rencontrer l’équipe dont je prends la responsabilité et je tiens à faire bonne impression. Mon chef m’attend à l’accueil et m’emmène vers nos bureaux en me détaillant l’organisation et les grands jalons à venir.

On arrive enfin devant l’open space réservé à l’équipe et tombe des nues en ouvrant la porte car je tombe nez à nez avec Elodie. Sur le coup, je crois que mon cœur rate un battement. Elle est vêtue d’une robe d’été bleue dont les fines bretelles mettent en valeur la finesse de son cou et la jolie couleur cuivrée de sa peau. Le décolleté est modéré, mais le tissu souple et léger ondule sur son corps, laissant deviner des merveilles. Elle est à tomber par terre !

Elle m’adresse un large sourire qui me fait fondre et me fait la bise en s’amusant de me voir secoué de la sorte puis sort en m’expliquant revenir très vite.

Je suis mon chef et salue mes nouveaux collaborateurs avec un gros effort pour ne pas me laisser distraire par le retour de la jeune femme. Une fois les présentations faites, mon responsable m’invite à le suivre pour me briefer sur le projet, l’organisation, les jalons etc.

J’ai beaucoup à faire et la journée passe vite, je n’ai malheureusement pas beaucoup de temps à passer avec Elodie. Ce n’est qu’en rentrant chez moi que je réalise à quel point la revoir m’a marqué !
Je ferme les yeux pour revoir les images de son corps de déesse sublimé par cette robe qui ne demande qu’à glisser le long de ses épaules pour tomber à ses pieds. J’imagine la scène au ralenti, la découverte de sa nudité à mesure qu’elle se dévoile. Ses seins fermes et dressés, n’attendant que mes doigts, son ventre plat qui ne demande qu’à être cajolé, ses hanches que je me vois déjà agripper pour lentement glisser vers ses fesses si rondes et si belles ou ses cuisses musclées et son intimité qui n’attendrait que moi.

Le fantasme m’envahit et je commence à bander sérieusement. Je rêve que ce soit elle qui pose sa main sur mon sexe, que ses doigts l’enserrent et le caresse pour me mener jusqu’à la jouissance. Malheureusement, je dois pour le moment me contenter de mon imagination.

Trois ans après, on retrouve quelques habitudes et notre complicité passée. Je lui raconte le Brésil, elle me met au courant des derniers potins et autres anecdotes de la boîte. C’est bizarre, je m’en sens à la fois très proche et je partage avec elle bien plus qu’avec mes autres collègues et il subsiste en même temps une barrière, comme un non-dit tacite qu’on ne parle pas de nos vies sentimentales.

C’est comme ça qu’après deux semaines et de longues discussions dans le train, je ne sais toujours pas si elle est encore ou à nouveau en couple. Tant pis.

Comme les vacances d’été approchent, j’ai organisé une sortie apéro-pétanque avec ma nouvelle équipe. Chacun s’est pris au jeu et a rapporté à manger et à boire et nous commençons un tournoi de haute volée. Le « hasard » m’a placé dans l’équipe d’Elodie avec Patrice, un collègue aussi sympa que timide, qui s’avère être une pratiquant assidu et qui met à peu près tous les points de notre équipe.

L’ambiance est très décontractée, il fait beau, et tout le monde passe un bon moment. Je profite que notre trinôme ne joue pas pour manger un morceau en discutant avec Patrice. Mon regard se pose encore une fois sur Elodie qui rigole avec un autre groupe. Elle est vêtue très simplement : un short en jean qui souligne le galbe de ses fesses et laisse admirer ses longues jambes fines et bronzées et un débardeur décolleté juste comme il faut.

- Elle te plaît, non ?

La question de Patrice me prend de court. Je réalise que je ne suis pas du tout discret et que tout le monde doit avoir perçu mon manège. Je tente une pirouette qui ne me convainc même pas moi-même puis engloutis une part de pizza pour justifier mon silence.
Malgré ma résolution d’être moins flagrant, je ne résiste pas à la tentation et admire la belle dès que l’occasion se présente et utilise tous les prétextes possibles pour provoquer le contact.

La soirée touche à sa fin : on commence à ranger, à se répartir les restes, on salue les premiers à partir et bientôt ne reste plus qu’Elodie, que je ramène à Marseille, et moi. Alors qu’on charge la voiture, garée au bout du boulodrome, nos mains se rencontrent et soudain le temps s’arrête.

Penchés au-dessus du sac qu’on voulait attraper, ni elle ni moi ne bouge. Sa main est sous la mienne, on se regarde en silence et j’essaie de lui avouer avec les yeux ce que je n’ai pas réussi à lui dire jusque-là. Et, vous me croirez ou non, je lis dans les siens qu’elle me comprend. On se redresse lentement et sa main reste dans la mienne après avoir lâché les poignées.

Les secondes passent, toujours sans un mot, et je finis par balayer mes hésitations. Après tout, elle n’a pas cherché à s’éloigner ! Alors j’approche mon autre main de son visage et lui effleure la joue avant de descendre doucement vers son cou. Centimètre par centimètre, nos corps se rejoignent et sans se quitter des yeux, j’avance ma bouche vers ces lèvres que j’ai eu si souvent envie d’embrasser.

Le contact est doux, terriblement sensuel et agit comme un électrochoc : nos mains, nos peaux, nos lèvres ne s’effleurent plus, elles se rencontrent et l’étreinte devient passionnée. Je la plaque contre moi et sens la chaleur de sa douce poitrine contre mon torse. Nos bassins s’entrechoquent et nos jambes se mêlent.

A cet instant, plus rien n’a d’importance qu’Elodie, son contact, son odeur, que les sensations que me procure ce premier baiser. Une main dans mes cheveux, l’autre sur le bas de mon dos, elle se donne elle aussi tout entier et lorsque nos lèvres se séparent, nous nous regardons en souriant comme deux adolescents.

- J’ai beaucoup rêvé de ce moment, lui avoue-je dans un murmure
- Moi aussi !

Je prends son visage dans mes mains et l’embrasse à nouveau. Plus calmement cette fois, plus tendrement. Elle est passée sous mon t-shirt et sa main remonte dans mon dos… je suis au paradis ! Je profite de chaque instant car j’ai l’impression de vivre le premier jour du reste de ma vie. Une telle complicité ne peut pas vraiment s’arrêter !

Pourtant, lorsque je remonte lentement vers son sein après avoir glissé le long de son bras, elle s’écarte brusquement et semble tout à coup complètement perdue.

- Ca ne va pas ? J’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas ? demande-je sous le choc
- Non … si, enfin, non ! C’est pas toi …
- Alors qu’est-ce qui ne va pas ? l’interroge-je d’une voix plus douce en tentant de la reprendre dans mes bras

Elle me repousse à nouveau et baisse la tête.

- Je … c’est .. ‘fin … je ne peux pas, pas comme ça, je suis désolée !

Je suis de plus en plus perdu, mais je sens bien qu’elle a besoin de temps, alors je patiente. Elle lève finalement les yeux vers moi, le regard triste, mais plus calme, et me dis :

- JC, je suis désolée, je t’aime beaucoup, vraiment, mais … j’ai un copain.

Elle a lâché l’info dans un murmure. Sa tête s’est affaissée, ses yeux se sont fermés et mon monde s’est arrêté ! Il me faut, à mon tour, du temps pour encaisser. L’ascenseur émotionnel est violent ! Qu’est-ce qu’on dit dans un moment pareil ? « D’accord, ben restons amis alors » ? « Mais on s’est embrassé, ça compte, non ? » ? Rien de ce qui me vient ne me plaît.

- Je suis vraiment désolée… murmure-t-elle à nouveau

Je n’arrive pas à répondre ! Je ne sais même pas ce que je ressens !

- C’est comme ça… on rentre ?

Mes mots sont creux, et le visage fermé, je ne parviens pas à la regarder en face donc je ramasse le sac qui a tout déclenché, le mets dans le coffre et je monte en voiture, attendant qu’elle en face de même. Le trajet du retour est pesant, what else, et tandis que les kilomètres défilent, je ressasse la même question que je n’ose pas poser tant je redoute la réponse « alors c’est fini ? ».

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