La fête bat son plein. Marc reste plus que prévu ; Jessica quitte la fête discrètement. Au jardin, Mégane et Marc se parlent pour de vrai. En fin de soirée, elle ose un premier pas .
Proposée le 26/08/2026 par Vincent20100
Nous vous remercions pour vos nombreuses contributions, elles motivent les auteurs à poster leurs histoires érotiques.
Thème: Femme soumise
Personnages: FH
Lieu: Autres lieux publics
Type: Fantasme
Le jour de la fête, la maison de Jessica ne lui appartenait plus. Dès la fin d’après-midi, des enceintes crachaient une playlist trop forte pour le quartier, des guirlandes LED zébraient le salon, et le frigo débordait. Jessica avait tenu la partie visible de sa parole : des packs de sodas en évidence, mais, cachées dans le fond du bac à légumes, des bières pour ceux qui avaient 18 ans révolus. Et sur le plan de travail de la cuisine, une bouteille de rouge entamée et deux verres à pied, prêts pour les adultes.
Elle portait une robe noire simple, ni trop courte ni trop sage. Pas la robe d’été qu’elle avait portée pour Kevin. Juste assez jolie pour une hôtesse, assez élégante pour ne pas faire « maman poule ». Mégane était prête depuis longtemps : top court, jupe fluide, eyeliner refait trois fois. Elle vérifiait tout, excitée et tendue.
« Kevin m’a dit qu’il passerait peut-être plus tard », lança-t-elle sans conviction en rangeant des sacs de chips.
Jessica sentit un mélange confus de soulagement et de déception la traverser, et se détesta pour les conséquences.
« Tant mieux s’il vient. Tant pis sinon. C’est ta fête, pas la sienne. »
« Ouais… » Mégane n’était plus certaine de vouloir qu’il vienne.
Les premiers arrivèrent vers vingt heures. Rires, claques dans les mains, parfums bon marché. Chloé débarqua à son tour, comme une tempête joyeuse.
« Nickel. Et mon père arrive dans dix minutes. Opération en cours. »
Marc fut ponctuel, sobre dans sa tenue mais l’œil déjà brillant d’une anticipation calme. Jessica lui ouvrit, tenant un verre de vin à la main. Elle en avait déjà bu un, juste pour se donner du courage face au chaos qui s'annonçait.
« Vous êtes à l’heure. »
« Mauvaise habitude », répondit-il avec un demi-sourire. Son regard fit le tour de l’entrée, du volume, des silhouettes. Elle lui tendit un verre.
« Un peu de rouge ? Ça aide à survivre à la musique. » Marc accepta le verre avec un hochement de tête reconnaissant.
Chloé surgit, attrapant une bière au passage.
« Papa ! Tu vois, tout est clean. »
« Ça c’est toi qui le dis. » Dit-il en fixant la bière de Chloé, comme pour lui faire passer un message sur l’abus d’alcool.
Mégane ressenti un frisson en voyant l’autorité de Marc s’exercer ainsi sur Chloé. Elle s’approcha, un verre de soda à la main. Marc lui adressa un signe amical, chaleureux, mais bref. Puis il se tourna vers Jessica.
Le premier verre de vin fit tomber les barrières immédiatement. Ils parlèrent concrètement, mais avec une fluidité nouvelle : l’un d’eux restera-t-il visible sans pourrir l’ambiance ? Visiblement, il était prêt à rester plus longtemps que prévu. Sans doute la bière dans la main de sa fille y était pour quelque chose.
Il riait maintenant, un rire plus grave, plus détendu qu’à l’accueil. Il avait fini son premier verre et Jessica lui en resservait un peu, sans insister, juste assez pour entretenir la chaleur.
Mégane sentit un pincement net, stupide, juste sous les côtes. Il ne l’avait même pas saluée longuement comme à l’accoutumée. À peine un signe. Et maintenant il était là, absorbé par Jessica, par des histoires de voisins et de vin, par quelqu’un qui avait son âge à huit ans près. Bien sûr, se dit-elle, furieuse contre elle-même.
Le plan de Chloé avançait sous ses yeux : sa mère souriait, Marc restait, la fête prenait forme. C’était ce qu’elles avaient voulu. Alors pourquoi avait-elle l’impression qu’on lui fermait une porte qu’elle n’avait même pas le droit d’ouvrir ?
La fête monta d’un cran. On dansait. On riait trop fort. Des lumières colorées doraient les peaux. Un garçon demandait à Mégane où était Kévin. Jessica circulait, refusant une bière d’un geste ferme, acceptant un compliment sur sa robe. Elle avait bu un deuxième verre de vin, lentement, en surveillant la salle. L’alcool diffusait une chaleur agréable dans ses veines, assouplissant ses membres.
Marc s’était posté près de la cuisine, son propre verre de vin à la main, présence calme au bord du chaos. De temps en temps, Jessica échangeait deux phrases avec lui.
Mégane les voyait du coin de l’œil, même au milieu d’un rire. Kevin, lui, n’était toujours pas là. Elle regardait son téléphone toutes les trois chansons. Rien. Finalement, c’était peut-être mieux comme ça, pensait-elle.
Vers vingt-trois heures, alors que la musique était moins forte, quasi inaudible depuis la rue, le téléphone de Jessica vibra dans sa main. Le message s’afficha, laconique et brûlant : « Sors 2 min Jessi. Je suis garé en bas. » Son sang battit trop fort. L’alcool qu’elle avait bu agit comme un déclic immédiat.
Elle se sentait légère, audacieuse, comme une fille de vingt ans qui n’a rien à perdre. Elle regarda le salon : les jeunes dansaient ou discutaient, Mégane riait avec Chloé près des enceintes. Personne ne la guettait.
Elle ne devrait pas, pourtant, elle glissa par la porte du jardin, le cœur en travers de la gorge, mais les jambes légères. Comme une lycéenne qui file à un rendez-vous interdit, portée par une urgence physique que le vin rendait impérieuse.
Deux rues plus loin, une voiture banale dormait sous un tilleul, phares éteints. Kevin était assis à l’arrière, chemise ouverte au col, arborant ce sourire sûr, presque amusé, qui l’avait déjà perdue une fois. Dès qu’elle approcha, il poussa la portière.
« Monte, Jessi. »
« Kevin… L’arrière de ta voiture ? Je n’ai pas vingt ans… Et la fête ? Mégane ? » balbutia-t-elle, l’œil rivé sur la rue déserte.
« Cinq minutes. » Sa voix était basse, rauque, enveloppante. « On sait tous les deux que tu sais bien jouer les mamans sages. » Dit-il en clignant de l’œil, sans insister, la laissant venir d’elle-même.
Elle monta. L’odeur de Kevin, mêlée à celle du vin qui persistait dans sa bouche, la fit vaciller. À peine la portière refermée, le monde extérieur sembla s’éloigner. Il l’embrassa goulûment, sans préambule, une main déjà sous sa robe. Jessica gémit contre sa bouche, un son ardent, stupide, affamé. L’habitacle sentait le plastique chaud et son déodorant de garçon, une odeur primitive qui fit fondre ses dernières résistances.
« On ne devrait pas », souffla-t-elle pendant qu’il lui tirait la culotte le long des cuisses.
Sa voix manquait de conviction, l’alcool rendant sa résistance molle, inconsistante.
« Ouais, je sais. » Il ne s’arrêta pas, ses mains caressant ses hanches avec une lenteur provocante. « Écarte les jambes, Jessi.… »
Elle céda immédiatement. Par une soif soudaine de retrouver les sensations de la chambre, de cette nuit où elle s’était sentie plus vivante que jamais. Elle s’agrippa à ses épaules et, d’un mouvement fluide, bascula à califourchon sur lui. L’espace était trop étroit, trop risqué, trop bon.
Elle guida elle-même son bassin, s’empalant sur lui d’un coup profond. Un cri étouffé lui échappa, le front collé à son épaule, le dos coincé contre le siège avant. La sensation de plénitude, de ce pieu touchant le fond, couplée à l’ivresse légère, la fit chavirer instantanément. C’était elle qui menait la danse, qui cherchait le frottement parfait, qui retrouvait cette extase interdite.
« Tu es très coquine, j’adore », murmura Kevin, les yeux brillants de jubilation.
Il la laissait faire, ses mains agrippées à ses fesses sous la robe relevée, savourant chaque mouvement de ses hanches, chaque gémissement qu’elle laissait échapper.
Elle le chevaucha par à-coups courts, adaptés à l’exiguïté de la voiture. La voiture bougeait à peine, mais l’intensité était maximale.
« Putain… Jessi ! », grogna-t-il, la voix chargée d’admiration et de désir. « Toute la soirée que ta chatte m’attendait, hein ? »
Dehors, un couple passa sur le trottoir d’en face, leurs silhouettes floues dans la pénombre. Le risque d’être vue la fit frissonner, mais au lieu de la freiner, cette peur aiguisa son plaisir. Elle se mordit la lèvre pour ne pas gémir trop fort, jouissant presque de la honte autant que du reste : être cette femme, jupe relevée, empalée en pleine rue pendant que sa fille dansait à deux cents mètres, et que son invité finissait son verre de vin dans son salon.
« Kevin… salaud… » La phrase lui échappa toute seule, plus tendre qu’accusatrice. Plus de mère. Plus d’hôte. Juste un corps chevauchant son amant dans une voiture, porté par l’alcool, l’adrénaline et le souvenir brûlant de leurs ébats passés.
Kevin la laissa aller jusqu’au bout, ses mains se contentant de soutenir ses hanches, de guider parfois le rythme quand elle hésitait. Il jouissait du spectacle : Jessica, la mère respectable, transformée en amante vorace, ondulant sur lui avec une grâce désespérée. Quand il sentit l’orgasme la saisir, il jouit en elle avec un grognement sourd, la maintenant enfoncée jusqu’au bout pour prolonger l’instant. Elle le suivit de près, secouée, ridicule et brûlante, le front contre le plafond trop bas de l’habitacle, ses paupières closes.
Quelques secondes de souffle. Elle rabaissa sa robe, ramassa sa culotte humide au plancher, hésita, puis la glissa dans son poing plutôt que de la remettre. La preuve de son forfait resterait cachée dans sa main. Kevin ricana doucement, un sourire de triomphe aux lèvres.
« Jessi, tu es la MILF de mes rêves. Même avec un verre dans le nez, tu assures. »
« Petit con », murmura-t-elle, sans force, un sourire coupable aux lèvres.
« Bonne soirée, Jessi. »
Elle sortit de la voiture sur des jambes molles, l’alcool et le sexe lui tournant la tête. L’air frais de la nuit la frappa au visage, contrastant avec la fournaise de son corps. Elle reprit le chemin de la maison d’un pas qu’elle espérait normal, bien qu’elle se sentît vibrer de l’intérieur, chaque pas rappelant la présence chaude et humide de Kevin entre ses cuisses. Elle était souillée, épuisée, et terriblement vivante.
Pendant ce temps, au jardin, Mégane avait fini par remarquer. Sa mère n’était plus nulle part. Ni cuisine, ni escalier, ni garage. Disparue. Marc était près de la porte fenêtre côté jardin, à l’écart, l’air patient et las, son verre presque vide à la main.
Mégane sortit et s’approcha avec deux canettes de soda et lui en tendit une. Marc l’accepta, l’œil un instant sur la canette, puis sur elle.
« Que du soda, ce soir ? » demanda-t-il sans juger. « Pas de bière ? »
Elle haussa une épaule, honnête.
« Depuis la mésaventure de Chloé… je limite. Surtout les soirées comme ça. »
Il sourit. Ni moqueur, ni paternaliste : simplement d’accord avec elle. Une connivence brève, calme, comme s’ils étaient du même côté de la ligne.
Durant deux, peut-être trois secondes, les images revinrent sans prévenir : la jupe remontée, la cuisse molle, le regard vide, les coups de reins sur le matelas. Chloé qui n’était plus vraiment là. Puis le couloir, la voiture, le vomi.
Mégane cligna des yeux.
Il lui fallait un type bien, elle. Pour sa première fois. Quelqu’un qui reste, qui regarde, qui ne la laisse pas seule avec un trou noir le lendemain. Pas un Kevin qui répond à peine. Quelqu’un… comme l’homme à côté d’elle, pensa-t-elle trop vite, avant de chasser l’idée.
« Vous ne vous ennuyez pas trop ? »
Il eut un vrai petit sourire.
« Je m’ennuie de façon agréable. »
« Ma mère a disparu. C’est pas son genre de ne rien gérer… » Mégane regarda le salon bondé. « Je sais pas. Peut-être qu’elle a besoin d’air. Ou qu’elle a trouvé quelqu’un à qui parler. »
« Elle a le droit. Elle tient la baraque depuis le début. »
Il but une dernière gorgée de vin, son regard devenant plus lointain, plus confiant.
« Tu sais, Mégane, ta mère… elle a une élégance rare. Une liberté aussi. Parfois, on a juste besoin de… lâcher prise. » Mégane sentit le malaise grandir, sans comprendre pourquoi.
« Lâcher prise ? »
« Oui. Oser ce qu’on ne se permet pas d’habitude. » Marc la regarda, et dans ses yeux brillait une lueur que Mégane n’avait jamais vue : une sorte de complicité. Ils restèrent côte à côte contre le mur. La musique vibrait à travers la vitre.
Marc but une gorgée du soda. Ils restèrent un moment sans rien ajouter. La fête continuait derrière la vitre ; eux, non. Juste le jardin, la nuit chaude, et cette impression bizarre d’être au bon endroit sans avoir rien décidé.
« Je peux vous poser une question un peu… bizarre ? »
Marc tourna la tête, méfiant en douceur.
« Si c’est encore un plan de Chloé, je préfère ne pas le savoir tout de suite. »
« Non. Enfin… pas exactement. »
Elle chercha ses mots, les yeux sur sa canette.
« C’est pour… me faire mon idée. À moi. Genre… quel genre de femme vous plaît ? Enfin… vos goûts, quoi. »
Il releva un sourcil.
« Pour ta mère, quoi. »
Mégane ne corrigea pas. La vérité aurait été impossible à avaler.
« Peut-être. Ou juste… pour savoir. Vous êtes seul depuis longtemps. Les gens disent n’importe quoi sur ce qu’ils veulent. »
Mégane avait parlé trop vite, avec une légère tension dans sa voix. Marc regarda le jardin un moment, puis la fête dans la vitre, comme pour y chercher une réponse.
« Je ne cherche pas un casting. » Sa voix resta posée, mais plus chaude. « Si tu veux vraiment une réponse… quelqu’un de vrai. Pas une version Instagram d’elle-même. Une femme qui assume son âge, qui sait rire, qui ne joue pas trop. De la présence. De la chaleur. Pas besoin qu’elle soit parfaite, juste pas en train de mentir sur ce qu’elle est... »
Il marqua une pause, tourna la canette entre ses doigts.
« Après mon mariage, j’ai compris autre chose. Ce qui m’a manqué, c’est pas le sexe. C’est quelqu’un avec qui on peut se taire sans que ce soit hostile. Avec qui on parle vraiment. Qui ne te regarde pas comme une option parmi d’autres. La loyauté. Le reste… » Il eut un petit souffle. « Le reste, tout le monde en parle. Personne ne le tient. »
Son regard croisa celui de Mégane avec une intensité nouvelle, sans intention crue : juste l’honnêteté d’un homme qui n’avait plus envie de bluffer.
Chaque mot tomba juste. Présence. Chaleur. Pas de mensonge. Se taire sans hostilité. Être regardée pour de vrai. Mégane sentit quelque chose se dénouer sous ses côtes. Kevin n’avait jamais été ça. Kevin voulait un corps, un créneau, une issue. Pas une conversation. Pas rester. Elle se vit dans ce que Marc décrivait, malgré l’âge, malgré l’interdit absurde que le monde collerait dessus. Elle voyait aussi Jessica, évidemment. Et elle se haït un peu de poser la question en espérant autre chose que sa mère.
« Et puis… Soyons fous : une femme qui m’aime. » ajouta Marc sans vraiment réfléchir, comme une confidence instinctive.
Elle baissa les yeux une seconde, savourant cette complicité naissante avant même de savoir quoi en faire. Ses doigts, nerveux, prirent l’anneau de sa canette. L’index s’enfonça lentement dans le cercle de métal, ressortit, recommença, avec une régularité presque hypnotique.
Elle ne s’en rendait pas compte. Le geste était mécanique, mais d’une précision étrange : le doigt pénétrait jusqu’à la première phalange, s’attardait une fraction de seconde, puis se retirait en frottant le bord lisse.
Le regard de Marc glissa un instant sur ce petit mouvement répétitif. Il détourna les yeux presque aussitôt, un peu trop vite, et croisa les jambes d’un geste discret, comme pour cacher une réaction qu’il n’avait absolument pas prévue.
Mégane, elle, continuait, absente. Dans sa tête, la conversation tenait encore : quelqu’un de vrai, de loyal, qui reste. Mais son corps, lui, faisait déjà autre chose, répétant un geste qu’elle n’avait pas choisi. Un geste qui, sans qu’elle le sache, parlait déjà à sa place.
Ses doigts quittèrent la canette pour glisser sur l’ourlet de son top court, comme pour lisser un pli qui n’existait pas. Le geste minuscule tendit le tissu et mit en valeur son soutien-gorge et sa poitrine.
Ses doigts quittèrent ensuite son top pour effleurer sa jupe fluide, la réajustant d’un geste inutile, comme si son corps cherchait à se rendre présent sans qu’elle l’autorise. Elle passa les mains derrière tirant une seconde le tissu vers l’avant et le relâchant aussitôt. Ce simple geste avait montré à Marc, furtivement, la rondeur et la fermeté de ses fesses, conséquence dont Mégane n’avait pas conscience.
« Et… plus jeune ? » lâcha-t-elle, trop vite, comme on teste une dent qui fait mal. Elle jouait maintenant avec une mèche de cheveux qu’elle n’avait jamais l’habitude de toucher.
Ce double geste, la mèche, la jupe, fit lever un sourcil à Marc. Pas de suspicion, juste une curiosité douce, comme s’il percevait quelque chose sans réussir à le nommer, une nervosité chez l’amie de sa fille. Il tenta d’effacer de son esprit le souvenir de la courbure des fesses sous le tissu de la jupe et eut un souffle amusé.
« Oui, je te mentirais si je disais que je voudrais plus âgée que moi. »
Il la regarda droit, gentiment, sans ombre de trouble apparent, bien que le vin eût assoupli ses défenses. Son regard glissa une seconde de trop sur ses doigts qui relâchaient la mèche, comme s’il essayait de comprendre ce qu’il voyait sans y parvenir.
« Si tu fais le portrait robot pour ta mère, dis-lui plutôt qu’elle n’a pas à jouer les adolescentes pour plaire. Elle est très bien comme ça. »
Le pincement fut si net qu’elle faillit grimacer.
« OK », murmura-t-elle un peu déçue. « Merci. C’est… clair. »
« De rien. Et dis à Chloé d’arrêter de me vendre au porte-à-porte. »
Elle rit, trop aigu.
« Promis. »
Jessica passa près de la poubelle sortie devant la maison. Se rappelant qu’elle avait sa culotte en main, que la fête battait son plein, elle la jeta sous le couvercle comme une criminelle fuyant la police.
Elle reparut par le côté du garage, les joues trop roses, une mèche collée à la tempe. Elle avait lissé sa robe dans le noir, croisé les cuisses un instant pour tout retenir, repris une respiration d’hôtesse. L’odeur de sexe et de sperme était masquée par celle du vin et de la nuit, mais elle se sentait transparente, comme si Marc pouvait lire sur son visage ce qu’elle venait de faire. Sur la terrasse, Mégane et Marc étaient encore là.
« Ah… vous voilà », dit-elle, un ton trop léger. « Tout va bien ? »
Marc se redressa légèrement, poli.
« On discutait. Vous avez pu souffler ? Vous avez l’air… rayonnante. »
« Deux minutes… J’allais pour les poubelles... Et puis la voisine... »
Le mensonge glissa tout seul, aidé par l’assurance que lui donnait l’alcool. Elle n’osa pas croiser le regard de sa fille trop longtemps. Entre ses cuisses nues sous la robe, la preuve de son forfait collait encore à sa peau, humide et chaude, rappelant chaque seconde son imprudence.
Mégane la détailla une seconde de trop : vraiment ? puis chassa l’idée. Sa mère venait juste de courir après une fête monstre. Évidemment qu’elle était en vrac. Et un peu éméché, sans doute.
« On disait que tu gérais bien », reprit Mégane. « Marc… enfin, Monsieur… il trouve que tu assumes. » Jessica sourit, charmante, coupable, parfaite.
« C’est gentil. Je… je retourne au front. »
Vers une heure du matin, la musique baissa encore, quasi inaudible, même à l’intérieur, et les premiers groupes commencèrent à se disperser. Mégane, avec Chloé et deux autres copines, sentit son téléphone vibrer pour la dixième fois. Toujours pas Kevin.
« Alors, il est où le roi de la soirée ? » demanda Sophie, une amie, en enfilant sa veste. « Il devait passer, non ? »
Mégane haussa les épaules, essayant de masquer la pointe d'amertume qui lui serrait la gorge.
« Je pense que c'est fini », lâcha-t-elle d'une voix qu'elle voulait détachée. « Il est pas venu. Et franchement, ça fait un moment qu'il s'éloigne, qu'il répond à peine… »
Chloé, qui était restée après les autres, s'approcha et passa un bras autour des épaules de son amie.
« Laisse-le tomber, Még. Il est immature. Ton prochain mec, il faudra qu'il sache ce qu'il veut. »
Elle baissa la voix, complice, avec un petit sourire en coin.
« Et tu sais ce qui marche toujours ? Ne pas porter de soutien-gorge de temps en temps. Juste pour voir. L'été, c'est plus confortable, ça laisse respirer la peau… et ça donne une forme plus naturelle. Les mecs adorent ça, ça les rend fous de deviner. »
Mégane rougit légèrement, mais l'idée fit son chemin instantanément. Ne pas porter de soutien-gorge. Juste le tissu fin de son top contre sa peau, comme le matin au réveil. Une liberté. Une provocation silencieuse.
Quelques minutes plus tard, les invités étaient partis. Alors que Marc discutait tranquillement avec Jessica, Mégane monta l'escalier quatre à quatre, le cœur battant d'une audace nouvelle. Une fois dans sa chambre, verrouillée, elle passa rapidement les mains sous son top.
D'un geste sec, elle détacha son soutien-gorge et le fit glisser le long de ses bras. Elle se regarda dans le miroir. Son top blanc, légèrement translucide sous les lumières tamisées, épousait maintenant parfaitement la courbe de ses seins. Sans l'armature, ils semblaient plus libres, plus lourds. Elle prit une grande inspiration, cherchant à se convaincre que c'était juste pour elle, se sentir différente. Mais au fond, elle savait que ce n'était pas seulement pour elle.
Mégane redescendit, les jambes légèrement tremblantes. Elle se sentait nue, exposée, mais terriblement vivante. En arrivant dans le salon, Marc et Jessica étaient toujours là, en train de rire d'une anecdote. Mégane s'approcha, consciente de chaque mouvement de son corps, du frottement du tissu contre sa poitrine.
Chloé mit son sac en bandoulière et remercia Jessica pour la soirée. Marc se tourna vers Mégane,
« Alors, Mégane ? La fête s'est bien terminée ? » Sa voix était douce, posée.
Mais quand il posa les yeux sur elle. Mégane, inconsciemment, ou peut-être guidée par une intuition primitive, redressa les épaules, les portant légèrement en arrière. Le mouvement fit remonter sa poitrine, tendant le tissu fin de son top. Dans la lumière du salon, la silhouette de ses tétons, dressés et fermes, apparut nettement sous le vêtement, pointant vers lui. Marc se figea imperceptiblement.
Ses yeux s'élargirent d'un millimètre, trahissant une surprise immédiate, suivie d'une lueur sombre, rapide, qu'il tenta vainement de masquer en clignant des yeux. Il était déstabilisé, pris en flagrant délit d'admiration pour la meilleure amie de sa fille. Mégane s'approcha pour lui faire la bise. Elle effleura sa joue, sentant son odeur boisée.
« Bonne nuit, Marc », murmura-t-elle, prise d’une chaleur aux joues du fait de l’audace de l’avoir appelé par son prénom sans réfléchir. Si son visage ne reflétait pas ses pensées, elle pensait : ‘quelle conne je suis, pourquoi j’ai dit ça.’
Il recula très légèrement, la voix un peu plus rauque qu'à l'accoutumée.
« Hem… Oui, bonne nuit, Mégane. Pardon… je… je ne regardais pas. » Le mensonge était transparent.
Il avait vu. Bien sûr. Et il n'avait pas pu s'en détacher. Mégane sourit, un petit sourire timide, mais satisfaite.
« C'est pas grave », répondit-elle doucement, le cœur gonflé d'une joie coupable.
Elle n'était pas fâchée. Au contraire : ce soir, il ne l'a pas regardée comme la fille de Chloé ou la fille d’une voisine, mais comme une femme. Une femme qui venait de faire son premier pas vers lui.
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