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Le cadeau (chapitre 1 sur 2)

Laura et Thomas s'aiment. Alors que Laura semble s'accommoder de la situation, Thomas ne peut plus supporter son micropénis et enrage de ne pouvoir pénétrer sa femme correctement. Comme il l'aime passionnément, il décide de lui faire un cadeau spécial à l'occasion de ses trente ans.

Proposée le 6/06/2024 par Philus

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Thème: Couple, passion
Personnages: FH
Lieu: A la maison, intime
Type: Roman


Le cadeau

CHAPITRE 1

— Mais enfin, docteur, vous n’allez pas me dire qu’à notre époque et avec les progrès de la médecine, vous ne pouvez rien pour moi ?

Thomas Souvry qui venait de parler en s’énervant un peu paraissait âgé d’une trentaine d’années. Brun, grand et bien bâti, il était vêtu d’un jean et d’un t-shirt kaki révélant des tatouages ésotériques sur ses bras musclés. Il était calé dans un fauteuil crapaud pivotant en tissu rouge sombre, face à un médecin en blouse blanche assis derrière un bureau en acajou. Le docteur Maltais retira ses petites lunettes rondes du bout des doigts, les deux coudes posés sur un sous-main en cuir fatigué. Ses yeux bleus et perçants, tranchants sur sa peau mate et ses cheveux noirs, étaient fixés sur son patient.

— Depuis combien de temps êtes-vous marié, monsieur Souvry ?
La question abrupte et apparemment hors de propos surprit Thomas.
— Euh… Neuf… Non, dix ans depuis peu, hésita-t-il.
— Mais c’est marqué dans mon dossier, reprit-il avec un peu plus d’assurance.
Maltais ne releva pas.
— Et comment ça se passe avec votre épouse depuis toutes ces années ? Je veux dire sexuellement.
Thomas baissa les yeux.
— Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Ma femme était vierge quand nous nous sommes rencontrés. Elle le serait restée si nous n’avions pas eu notre fille par F.I.V. Ce n’est pas moi qui l’ai déflorée, j’en suis bien incapable, mais vos speculums.
— Avez-vous des orgasmes, l’un et l’autre ?
— Oui, mais…
Le médecin l’interrompit.
— Savez-vous que la plupart des gens qui viennent me voir consultent pour une absence d’orgasme de l’un ou l’autre membre du couple ? Je crois moi que vous êtes plutôt chanceux.
Thomas s’irrita et se redressa à moitié de son fauteuil pour se rapprocher du docteur Maltais.
— Chanceux ? Moi ? Vous plaisantez, j’espère. J’ai un micropénis de trois centimètres de long quand je bande et vous me dites que j’ai de la chance ?
— Vous avez des testicules normaux et cela vous a permis d’avoir votre fille. Comment s’appelle-t-elle déjà ?
Un peu calmé, Thomas se rassit.
— Gabrielle…
— Oui, Gabrielle. Ce n’est pas une chance ça ? Et votre femme, vous a-t-elle déjà trompé ? Vous a-t-elle déjà dit que vous ne lui suffisiez pas ?
— Trompé, je ne sais pas, mais je ne pense pas et c’en est même étonnant. Sa vie c’est son travail et notre cellule familiale et elle n’envie personne. Je la respecte énormément et je l’aime.
Le docteur Maltais laissa planer un moment de silence.
— Pour en revenir à votre demande, la réponse est définitivement « Non ». Même chirurgicalement, nous ne pouvons pas allonger votre pénis ni vous en greffer un autre. C’est impossible et ne vous laissez pas berner par ces publicités internet qui prétendent le contraire. Vous y perdrez votre temps et votre argent si ce n’est la santé en plus.
Thomas se cacha le visage entre ses mains.
— Vous étiez mon dernier espoir…
Maltais, devant la déception de Thomas, commença sans conviction :
— Il existe des prothèses qui…
Le jeune homme se leva vivement, la paume en avant.
— Stop docteur. Je connais tout ça, mais je n’en veux pas. Je me ferais l’impression d’être un handicapé.
Il prit son blouson posé sur le fauteuil à côté du sien et l’enfila. Le médecin quitta également son bureau et serra la main de son patient.
— Ne perdez pas confiance. Votre couple se tire fort bien de la situation.
— Me dire que ça pourrait être pire ne me console pas, docteur. Merci tout de même et au revoir.

Thomas franchit la porte, régla la consultation au secrétariat et sortit du Centre Hospitalier. Une grisaille humide et menaçante l’accueillit, mais il s’en moquait, le ciel venait déjà de s’abattre sur sa tête.

*-*

La rue des Hortes, à Cahors, n’était pas très éloignée de l’hôpital, aussi Thomas rentra chez lui à pied. Il traînait le pas, découragé. C’était vendredi après-midi, sa femme ne travaillait pas. Il aurait tant aimé lui annoncer la date d’une prochaine opération salvatrice, lui en réserver la surprise. Au lieu de cela, il devrait se taire, taire cette tare congénitale. « Chirurgie pénienne, chirurgie pénienne mon cul ! À part effectuer des circoncisions, c’est quoi la chirurgie pénienne ? J’aurais préféré être manchot plutôt que d’être affublé de cette bite de clown ! »

La pluie se mit à tomber et il accéléra le pas jusqu’à l’immeuble où il vivait avec son épouse Laura et leur fille. Il grimpa l’escalier et au premier étage ouvrit la porte de droite sur le palier. Comme d’habitude, il accrocha son blouson à la patère. Une jolie femme blonde, la trentaine, les cheveux mi-longs l’accueillit en l’embrassant.
— Tiens ! Te voilà déjà chéri, je pensais que tu serais absent plus longtemps. La réunion s’est bien passée ?
Thomas, qui avait totalement inventé cette réunion, n’avait pas le cœur enjoué et répondit avec amertume.
— Finalement, ça a été plus vite que je ne pensais.
— Oh ! Tu n’as pas l’air dans ton assiette, toi. Viens un peu par ici…
Laura poussa son mari le long du couloir vers la porte de leur chambre.
— Gabrielle ne sort de l’école que dans une heure et demie. Nous avons tout le temps.
Thomas aimait sa femme et ses efforts pour lui remonter le moral lui arrachèrent un sourire contrit. Laura attira son époux sur le lit, lui prit la main et la plongea sous sa robe.
— Enlève ma culotte et lèche-moi, j’en ai tellement envie.

Thomas sentit son petit sexe durcir dans son slip en abaissant la culotte des deux mains. Quelques gouttes de cyprine perlaient déjà dans la touffe blonde de Laura et les lèvres de sa vulve brillaient ; oui, elle en avait envie. Le cul nu, elle écarta les jambes et Thomas fourra son nez entre les cuisses à l’odeur tendre de bonbon anglais. Il pinça des lèvres les poils fins et s’amusa à les étirer. Lui n’avait pas ce problème, car pour éviter de voir disparaître son micropénis sous une toison brune, il s’était épilé définitivement. Il tira la langue et lécha l’entrejambe en commençant par l’anus et en remontant le long du périnée. La vulve se détrempait, Laura sécrétait beaucoup de ce liquide au goût de fer et pas seulement celui-ci comme le lecteur le verra plus tard. La langue tournoyait à l’entrée du vagin avec un bruit de succion mouillé et la pointe en titillait le bouton rose et enflé. Laura malaxait la couverture du bout de ses deux bras tendus.
— Oui… Oui, comme ça… susurrait-elle.
Thomas savait comment faire. Depuis maintenant dix ans, il amenait sa femme à l’orgasme de cette manière ou avec les doigts. Quelquefois, Laura se mettait à plat ventre sur Thomas couché sur le dos. Elle frottait sa nymphe et son clitoris sur le petit gland durci de son mari. Elle arrivait souvent à les faire jouir tous les deux ainsi. Aujourd’hui, c’était différent. Elle avait envie d’un cunnilingus. La caresse buccale dura plusieurs minutes, Thomas fermait les yeux et buvait littéralement à la source du bonheur. Il s’en barbouillait le visage, léchant maintenant à grands coups de langue le sexe aux lèvres gonflées de son épouse. D’une voix plaintive, celle-ci murmura soudain :
— Maintenant… maintenant… Je viens chéri, je viennnnnns… !
Elle poursuivit par un râle guttural puis un cri sauvage. Les contractions vaginales pulsèrent la cyprine et les sécrétions plus discrètes, mais bien présentes, des glandes de Skène dans la bouche de Thomas et il s’en délectait. Laura, après les ultimes soubresauts de l’orgasme, se saisit de la tête de son mari et la tira à elle pour l’embrasser profondément et lui lécher la figure. Elle l’étreignit dans ses bras.
— J’ai encore fait coulette, hein ?
— Oui mon amour, et tu sais que j’aime ça.
— Alors à mon tour, murmura-t-elle heureuse par avance.
Elle bascula son époux sur le dos, dégrafa la ceinture du pantalon et l’abaissa ainsi que son slip à hauteur des genoux. Le scrotum, à la peau tendue et plissée par l’excitation, gros comme une balle de tennis, enserrait des testicules de belle taille et aussi durs que du bois. Juste au-dessus ne débordait du pubis qu’un gland rose et épais, mais à la hampe absente. Le prépuce, trop long, avait été sectionné quand il n’était encore qu’un garçonnet. Laura ouvrit la bouche et entoura la base du gland de ses lèvres qu’elle gardait humides par des coups de langue réguliers. Elle entama un mouvement de haut en bas de petite amplitude, imitant à la perfection le geste d’une pénétration, mais limitée à deux centimètres. Thomas posa en douceur la main sur l’arrière du crâne de Laura et la laissa œuvrer. Lorsque l’orgasme se présenta, il bloqua la tête et se fit éjaculer lui-même en remuant les hanches. De nombreux jets de sperme furent éjectés dans la bouche de sa femme et quand elle se retira, une quantité non négligeable d’un liquide blanchâtre s’échappa de ses lèvres pour retomber sur son sexe. Laura sourit amoureusement puis lécha alors doucement toute la semence, pour la déguster et caresser les organes de son mari en même temps. Toute trace de sperme disparue, Thomas et Laura mêlèrent leur langue en un baiser fougueux.
Dans les bras l’un de l’autre, Laura observa après quelques instants :
— C’est bientôt l’heure, tu vas chercher Gabrielle ? Moi, je vais préparer le repas.
Thomas déposa un petit bisou sur les lèvres de sa femme et se leva.
— J’y vais. Je t’aime, tu sais ?
Laura sourit en lui caressant la joue du dos de la main.
— Oui, je sais.

*-*

Les deux époux se couchèrent tard. Fatiguée de sa journée, Laura s’endormit en quelques secondes, sans même avoir eu le temps de souhaiter la bonne nuit à Thomas. Si le sommeil s’était emparé de Laura rapidement, il n’en fut pas de même pour son mari qui songeait à son entrevue désespérante avec le docteur Maltais et les conséquences pour son couple et sa vie future.
— La vie est une vraie salope. Pourquoi m’a-t-elle foutu une bite pareille ? Qu’ai-je fait pour mériter ça ? songea-t-il en se triturant le gland sans ménagement, le tiraillant dans tous les sens.

Lâchant l’objet de sa colère, il se remémora. Dans son fantasme, il racontait à quelqu’un :
— Nous étions vierges tous les deux quand nous nous sommes connus. Moi, je n’avais jamais osé flirter avec une fille. Je savais comment était constitué un homme normal et je ne voulais pas mourir de honte. Les rares qui m’avaient déjà vu nu m’avaient assez humilié comme ça. Laura, ce n’était pas pareil. Elle était tellement innocente et amoureuse que je me suis dit qu’elle trouverait ma misérable bite normale. Elle ne m’a d’ailleurs jamais fait de remarques à ce sujet et nous nous sommes toujours contentés l’un l’autre avec cette particularité, même quand il a fallu passer par une F.I.V. pour Gabrielle. Cette femme pleine de vie et que j’aime par-dessus tout depuis dix ans a des orgasmes, un enfant et n’a jamais été pénétrée par un véritable pénis ? Pauvre Laura, je l’aime, elle m’est fidèle, mais qui suis-je pour lui imposer ça ?

Sur cette dernière pensée, Morphée l’enlaça de ses bras jusqu’au matin. Quand il s’éveilla, Laura était déjà levée et préparait le petit-déjeuner. Il la vit arriver, tenant le plateau où reposaient deux bols de café fumant et un sachet de papier débordant de croissants encore chauds. La solution lui éclata alors en pleine figure.
— C’est ça, oui. Son cadeau d’anniversaire de ses trente ans, elle s’en souviendra toute sa vie. Même si j’en crève, je me dois de le lui offrir.
*-*

Le lendemain samedi, accompagnée de Gabrielle, Laura alla passer l’après-midi chez sa mère. Elle habitait Maxou, un village perdu au milieu des châtaigniers, à une douzaine de kilomètres de Cahors. Thomas, prétextant un travail à terminer pour le lundi suivant, resta à l’appartement. Lorsqu’il fut seul, il alla surfer sur le Net avec sa tablette en vue de consulter des sites pornographiques. Il n’y allait pas pour s’exciter en solitaire bien que son micropénis bandât une bonne partie du temps. Il recherchait des films avec des références pour contacter les acteurs. Au bout d’une demi-heure de prospection, il n’avait pas trouvé et son esprit s’était mis à divaguer. Thomas, les yeux braqués sur des phallus, des vulves, des anus et des seins, commençait à ressentir une vague douleur aux testicules du fait d’une érection trop prolongée de sa mini-verge. Il choisit une vidéo où un homme sodomisait une jolie blonde qui poussait des cris d’orfraie. Il réduisit le son de crainte qu’on ne l’entendît puis baissa pantalon et slip à mi-cuisse. Il se rassit sur son fauteuil, les jambes un peu écartées. Il se saisit alors de son gland qu’il tritura de trois doigts agiles, tout en admirant le gros pénis de l’acteur pénétrer et ressortir à intervalles réguliers du sphincter de la jeune femme. Déjà excité par les vidéos qu’il avait visionnées auparavant, Thomas éjacula très vite dans le creux de sa main qu’il essuya à l’aide d’un mouchoir en papier. Il soupira, soulagé, les gonades vidées, mais l’envie n’existait plus et il finit de regarder le film distraitement. Il allait abandonner ses recherches, quand un texte vint remplacer le coït anal qui s’était terminé par une masturbation du gros membre et une abondante éjaculation sur le dos de la femme. Thomas cliqua sur pause ; les deux figurants pouvaient être joints à l’adresse mail indiquée et il s’empressa de la noter.

Il s’ensuivit plusieurs échanges avec Jeremy l’acteur hard de la vidéo et le marché avait finalement été conclu. Par chance, Jeremy habitait Montauban à une heure de route, à peine, et il n’attendait plus que le feu vert de Thomas.

*-*

L’anniversaire de Laura serait fêté le samedi suivant. Trente ans, c’était un âge tout rond où l’on quittait définitivement sa fraîcheur et l’insouciance de ses vingt ans. Thomas avait décidé d’aller au restaurant en « jeunes mariés » tandis que Gabrielle serait confiée à ses grands-parents à Maxou. Ils y célébreraient à nouveau l’évènement le dimanche avant de rentrer dans l’après-midi.
Thomas entendit la porte d’entrée.
— Coucou ! C’est nous ! s’écria la voix d’une petite fille, avant qu’elle ne courût embrasser son père.
Laura intervint en s’adressant à Gabrielle.
— Je te rappelle que tu as promis de faire tes devoirs en rentrant si tu veux voir ta copine mercredi prochain.
— Oui, maman. J’y vais, répondit Gabrielle en courant s’enfermer dans sa chambre.
Thomas enlaça son épouse et commença à lui caresser les seins.
— Tu m’as manquée, tu sais.
— T’as été sage au moins, répliqua Laura en plaquant sa main sur le sexe de son mari qui rougit.
— Oui, oui, murmura-t-il d’une voix peu convaincante.
Laura enserra les testicules de son mari qui poussa un petit cri.
— J’espère que tu en as gardé pour moi, coquin… s’amusa Laura.
— Oh ! Ça ne t’arrive jamais peut-être ? répondit Thomas malicieusement.
— Ben oui, comme tout le monde, mais maintenant c’est toi que je veux, pas mon petit doigt, déclara-t-elle en embrassant son mari avec fougue.
Ils se dirigèrent vers leur chambre et fermèrent la porte en catimini.
— Viens ! Ne faisons pas de bruit, Gabrielle pourrait nous entendre.
Les deux époux se déshabillèrent totalement et tout doucement s’enlacèrent. Le gland de Thomas durcit aussitôt. Il passa sa main entre les cuisses de sa femme et pénétra son vagin de deux doigts.
— C’est bien mouillé, c’est moi qui te fais cet effet-là ?
Pour toute réponse, Laura poussa son mari sur le lit où il se retrouva allongé sur le dos. Elle se coucha sur lui puis l’enjamba. À quatre pattes, elle remuait son bassin de manière à ce que sa vulve touchât la mini-verge durcie de Thomas. Le petit gland frottait suffisamment le clitoris pour l’exciter et les lèvres trempées de la nymphe de Laura lui rendaient la caresse. Laura faisait tout le travail, allant et venant sans répit, pendant plusieurs minutes. Puis elle leva la tête en fermant les yeux.
— Je viens ! Chéri, je viens !
Thomas, en retard, laissa sa femme aux commandes.
— Vas-y, mon amour. Jouis !
— Ouiiiiiiii…….
Laura serra les lèvres pour ne pas pousser le cri qui resta bloqué dans sa poitrine. Ses contractions vaginales inondèrent le sexe de Thomas qui jouit à son tour, éjaculant son sperme au milieu de la cyprine et des sécrétions de Skène. Laura n’était pas une femme-fontaine, mais elle suintait toujours un écoulement notable lors de son orgasme. Elle appelait ça « faire coulette ». Elle s’affala de tout son poids sur le corps de son mari, le nez et la bouche dans son cou.
— Je t’aime, tu sais ça ? murmura-t-elle.
— Oui, mon amour, je…
— Maman !!! interrompit une petite voix.
Laura mit un doigt en travers de ses lèvres.
— Oui, chérie ! répondit-elle sur le même ton.
— Je n’y arrive pas pour le calcul !
En trois minutes et en riant discrètement, Laura et Thomas s’habillèrent et quittèrent la chambre.

La joie d’être parents.

*-*

Samedi dix-sept avril, Laura eut trente ans. Ce matin-là, ce fut Thomas qui prépara le petit-déjeuner. Il apporta le plateau dans la chambre et déposa un baiser sonore sur les lèvres de sa femme.
— Bon anniversaire, mon amour.
Laura sourit et enlaça son mari de toutes ses forces.
— Merci, mon amour, je vois que tu as fait les choses comme il faut, répondit-elle en désignant le plateau.
Outre les traditionnels bols de café fumant, Thomas lui présentait toute une variété de mini-viennoiseries et un petit paquet emballé. Laura se saisit d’un croissant et en enfourna la moitié dans sa bouche.
— Hmmm ! J’avais faim, marmonna-t-elle la bouche pleine.
Thomas sourit de voir sa femme heureuse.
— Tu n’oublies pas celui-là, nota-t-il en désignant le paquet.
Laura rit comme une gamine, prit le cadeau et le coinça contre sa poitrine.
— C’est pour moi ? minauda-t-elle.
— Qui d’autre ?
Laura ôta le papier, ouvrit un écrin bleu nuit et y trouva une bague en or fin pourvu d’un saphir de la plus belle eau. Elle s’empressa de la passer au doigt juste devant son alliance et admira sa main.
— Thomas ! Tu es fou, elle est magnifique.
— Fou de toi, oui. Comme Gabrielle est chez tes parents, ce soir je t’invite au restaurant le « Ca’hors du temps ».
— Oh ! Chéri, c’est un restaurant chic. Qu’est-ce que je vais me mettre sur le dos ?
— Ce que tu veux, de toute façon, tu seras toujours la plus belle.
— Viens là, mon amour.
Thomas, assis sur le lit, se tourna vers sa femme et s’agenouilla sur la couette. Il portait encore son pyjama, aussi elle n’eut aucun mal à mettre son mari cul nu en tirant mollement sur la culotte. Le petit gland trônait au-dessus du scrotum et semblait dévisager Laura de son œil unique. Elle voulut s’en approcher en ouvrant la bouche, mais Thomas masqua son sexe de ses doigts et se recula. Il pensait déjà au deuxième cadeau qu’il allait lui offrir après le restaurant et le remerciement sincère et immédiat de sa femme était peut-être prématuré.
— Non chérie, pas maintenant s’il te plaît. Nous avons un tas de choses à faire aujourd’hui.
Laura observa son mari avec un léger étonnement teinté de déception, mais ne chercha pas plus loin et replongea avec appétit la main dans le panier de viennoiseries.

Le soir même, Thomas et Laura revinrent du « Ca’hors du temps ». S’il avait été plutôt sobre pendant le repas, Laura, un peu « pompette » flottait sur son petit nuage. Thomas sortit du réfrigérateur une bouteille de champagne et vint rejoindre son épouse assise au salon, deux flûtes à la main.
— Oh ! Chéri, c’était une soirée merveilleuse, mais je crois que j’ai assez bu.
— Juste un verre, on boira le reste demain soir en revenant de chez tes parents. J’ai encore un cadeau à te faire, mais il est assez spécial.
— La bague, le restaurant… Encore un cadeau ?
— Oui, mais bois un coup, je t’ai dit qu’il était spécial.
Le ton sérieux de son mari interpela Laura qui se dégrisa en un instant. Elle avala une gorgée de champagne, les bulles lui picotèrent le nez.
— Je suis prête, affirma-t-elle en ouvrant grand les yeux et les oreilles comme une petite fille à qui on allait annoncer une nouvelle formidable.
— Alors, je me lance, mais promets-moi de ne pas m’interrompre, demanda-t-il en s’asseyant face à son épouse.
— Tu m’intrigues de plus en plus, mais d’accord.
Thomas s’éclaircit la voix.
— Je voulais tout d’abord te parler de nous. Nous deux, nous deux dans notre intimité la plus profonde, celle où nous faisons l’amour.
Ces mots éveillèrent fortement la curiosité de Laura qui redoubla d’une attention inquiète.
— Tu n’es pas sans savoir que je ne suis pas un homme comme les autres, je veux dire par là que mon sexe n’est pas celui que possèdent la plupart des mâles de notre espèce.
Laura baissa les yeux, gênée.
— Tu ne m’as jamais rien dit à ce sujet et nous avons toujours fait l’amour en respectant l’autre, et ce, malgré ma particularité physique. Seulement, ce qui me manque, car oui il me manque quelque chose, c’est le véritable cœur d’une relation sexuelle. Un homme possède un pénis pour l’introduire dans le corps de la femme qu’il aime, et la femme possède un vagin destiné à réceptionner ce pénis. Pour moi, ce ne sera jamais le cas. Le docteur Maltais me l’a confirmé. Mais toi, même si nous avons une fille puisqu’elle a été conçue par F.I.V., tu n’as jamais été réellement pénétrée et physiologiquement rien ne s’y oppose. Je t’ai connue vierge et moi, du fait de ma morphologie, je n’ai jamais pu t’offrir ce bonheur autrement qu’avec mes doigts ou ma langue. Alors, sauf si tu m’as trompé entre temps…
— Jamais ! cria Laura de toutes ses forces, renversant un peu de champagne sur ses genoux.
— Je n’en ai jamais douté, rassura Thomas d’un geste de la main.
— Donc, reprit-il, tu es virtuellement toujours vierge et tu n’as jamais connu l’orgasme que procure la pénétration d’un sexe masculin. Je t’aime et je souhaite rester avec toi jusqu’à ma mort, mais je ne peux pas t’obliger à rester dans cette ignorance. Alors, comme preuve de mon amour, s’il t’en fallait une, je t’offre un homme. Un homme doté d’un sexe normal, un homme qui pénètre et fait jouir les femmes avec son phallus, phallus que je n’ai hélas pas. Je t’aime tant et j’ai tant de compersion que je veux pour toi ce plaisir physique particulier que je ne peux pas t’apporter, mais auquel il m’est interdit de te demander de renoncer. Voilà. Voilà mon cadeau spécial : mon amour pour toi matérialisé par le corps de l’homme que je ne serai jamais.

Un silence de plomb, plus long que l’éternité s’installa entre les deux époux. Soudain, Laura se leva en battant des mains.
— Chic, chic ! Je vais me faire enfiler par une bite ! Yessss ! hurla-t-elle en abaissant le poing, le bras plié.
Thomas la regarda, éberlué. Redevenant sérieuse, Laura se rassit.
— Mais qu’est-ce qui te passe donc par la tête ? Tu crois vraiment que si j’avais envie de ça j’aurais attendu mes trente ans et ta bénédiction pour me faire sauter ? Il y a des mecs au bureau qui n’attendent que l’occasion de se taper une femme mariée. Plusieurs fois, j’ai dû repousser les avances de ces petits merdeux. Quand vas-tu comprendre que c’est toi que j’aime et que je t’aime comme tu es ? J’ai passé une journée magnifique, mais là tu as tout gâché.

Laura tourna la tête, la main sur les yeux comme pour s’empêcher de pleurer. Thomas s’attendait bien à un refus, un refus de bienséance, un refus poli, un refus outré, mais pas à ça.
— Si je voulais une preuve de ton amour, tu viens de me la donner, chérie. Mais si tu voulais m’en donner une plus grande encore, tu dois accepter mon cadeau.
— Je ne vois vraiment pas ce que ça t’apporterait, remarqua Laura.
— Tu m’aimes, là, maintenant, et je le sais. Tu m’aimes autant que moi je t’aime. Mais tu m’aimes peut-être par ignorance ? Peut-être que mon cadeau te ferait découvrir des choses insoupçonnées ? Peut-être que ces choses te feraient revenir sur tes sentiments pour moi ? Si tu m’aimes toujours autant après ça, je saurais que tu m’aimes pleinement et moi je pourrais m’assumer tel que je suis, car je serais sûr que ma morphologie n’aurait aucune importance pour toi.
— Parce que tu ne t’assumes pas ? Je ne te fais pas bien l’amour ? interrogea la jeune femme.
Thomas soupira.
— Si bien sûr, tu me fais bien l’amour, mais non, je ne m’assume pas. Je ne t’ai pas tout dit, mais je suis allé voir le docteur Maltais plusieurs fois et pas seulement pour un « suivi » de la F.I.V., suivi complètement imaginaire. Je lui ai demandé de réparer mon pénis, de l’allonger ou de m’en greffer un, ou n’importe quoi pourvu que j’aie une véritable bite sur mes couilles ! Hélas ! Rien, il n’y a rien à faire. Je serai une moitié d’homme jusqu’à la fin de mes jours, fin qui risque fort de se rapprocher si tu ne m’aides pas.

Laura devina le désespoir de son mari. Il fallait vite crever l’abcès.
— Et c’est qui ce mec ? questionna-t-elle d’une voix calme.
Les yeux brillants, Thomas regarda sa femme avec soulagement. Il sortit son téléphone de sa sacoche et le lui tendit.
— Tiens, il s’appelle Jeremy.
Laura jeta un rapide coup d’œil, peu intéressée.
— Il est jeune, remarqua-t-elle. Vingt ans tout au plus. Bon et après ça tu me garantis que tout reviendra comme avant et qu’on n’en parlera plus jamais ?
— Si tu m’aimes autant qu’aujourd’hui après, nous n’en reparlerons plus, c’est promis.
— Alors d’accord, mais ce sera ici et seulement quand Gabrielle ne sera pas là. De plus, je ne veux pas rester seule avec lui. Nous irons dans la chambre d’amis, mais toi, tu resteras dans la nôtre. Allons nous coucher, maintenant. La journée a été riche en émotions.

Thomas, soucieux, se servit une flûte de champagne avant de rejoindre son épouse.
— Pourvu que je n’aie pas ouvert la boîte de Pandore, songea-t-il un peu tardivement.

*-*

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